Consultation de prévention des risques

Mesure 1 : Accès gratuit à un “check-up” de prévention santé chez le médecin généraliste
Mesure 2 : Formation des médecins en matière de prévention des risques de santé

Accès gratuit à un “check-up” de prévention santé chez le médecin généraliste

Check-up de prévention santé chez le généraliste :

- Total par catégorie d'âge

- Hommes vs femmes

- Comparaison entre les régions

- Impact

Les personnes âgées de 45 à 75 ans possédant un dossier médical global (DMG) ont droit une fois par an à un « check-up » de prévention santé chez le médecin généraliste. Ce module de prévention, introduit le 1er avril 2011, se base sur une liste de contrôle mise en place par le Comité de l’assurance sur proposition de la Commission nationale médico-mutualiste, qui a formulé sa proposition après avoir recueilli l’avis du Conseil national de promotion de la qualité. Sur la base des recommandations internationales et en fonction de l’âge, la liste de contrôle comporte les thèmes suivants : 1) critères relatifs au mode de vie (alimentation, tabagisme, alcool, exercice physique, stress) ; 2) examen du système cardio-vasculaire ; 3) examens de dépistage (cancer colorectal, cancer du col de l’utérus et cancer du sein) ; 3) vaccination (diphtérie, tétanos, grippe, pneumocoque) ; 4) dosages biologiques (glycémie, créatinine et protéinurie, cholestérol). Concrètement, le médecin généraliste qui communique à l’organisme assureur le lancement d’un module de prévention avec son patient qui possède un DMG perçoit des honoraires de prévention forfaitaires fixés à 10 euros à titre de supplément d’honoraires aux honoraires de gestion du DMG. Le code de la nomenclature a été supprimé le 1er janvier 2016, étant donné qu’il a été intégré dans le DMG.

Le suivi des check-ups de prévention santé chez le médecin généraliste est assuré sur la base des données de remboursement de l’INAMI relatives à la période du 1er avril 2011 et disponibles jusqu’au 31 décembre 2014. Toutes les données sont basées sur un seul code de la nomenclature, à savoir “Supplément pour la réalisation du module de prévention dans le cadre du DMG à l’occasion d’une consultation (101032, 101076) ou d’une visite (103132, 103412, 103434)” (code de la nomenclature 102395).

Check-up de prévention santé chez le généraliste: Total par catégorie d'âge

Le nombre total de check-ups de prévention santé chez le généraliste au cours de la période 2011-2014 est présenté à la Figure 8 et au Tableau 6. Sur une période de près de 4 ans, environ 1,3 million de consultations ont eu lieu. Ce nombre augmente avec le temps, à savoir d’environ 160 000 en 2011 (période de 8 mois), à 320 000 en 2012, 375 000 en 2013 et 450 000 en 2014 (Tableau 6).

Bien que le remboursement soit en principe limité aux personnes âgées de 45 à 75 ans, des données ont également été enregistrées pour des sujets plus jeunes ou plus âgés (voir zones hachurées en gris dans la Figure 8), plus particulièrement, environ 50 personnes âgées de moins de 45 ans et 1 500 sujets âgés de plus de 75 ans ont bénéficié, sur une période de 4 ans, d’un check-up de prévention santé chez leur généraliste. Dans toutes les analyses ultérieures, seules les données du groupe cible (45-75 ans) seront utilisées. Si on exprime le nombre de consultations par 100 000 habitants de cette même tranche d’âge, on constate une augmentation nette de l’âge dans les trois régions (Tableau 6). Les chiffres sont exprimés de cette manière pour prendre en compte la structure par âge, ce qui permet une comparaison correcte entre les trois régions.

Source: INAMI 2011 : données à partir du 1er avril 2011 ; 2012-2014 : données de 12 mois

Source: INAMI 2011 : données à partir du 1er avril 2011 ; 2012-2014 : données de 12 mois

En Région de Bruxelles-Capitale, le nombre de consultations a augmenté de 1,4 à 4,1 chez les Bruxellois de 45-54 ans, tandis qu’il est passé de 2 à 6,2 chez les Bruxellois de 55-64 ans et de 2,4 à 7,4 chez les Bruxellois de 65-75 ans. Les chiffres en Wallonie sont très semblables. En Flandre, on constate une augmentation similaire avec le temps et en fonction de la catégorie d’âge.

Check-up de prévention santé chez le généraliste : hommes vs femmes

Le nombre de check-ups de prévention santé – tant en chiffres absolus qu’exprimé en pourcentage de la population – est plus élevé chez les femmes (Figure 9). Cette différence reste stable avec le temps.

Source : INAMI. 2011 : données à partir du 1er avril 2011 ; 2012-2014 : données de 12 mois

Check-up de prévention santé: comparaison entre les régions

absolus qu’exprimé en pourcentage de la population. Il y a relativement plus de check-ups de prévention santé effectués en Flandre par rapport à la Wallonie ou à la Région de Bruxelles-Capitale : en 2014, environ 14 % des personnes de la tranche d’âge 45-75 ans ont subi un check-up en Flandre, contre 6,5 % en Wallonie et 5,5 % en Région de Bruxelles-Capitale. On peut déduire du Tableau 6 que cette différence vaut pour les trois tranches d’âge.

Source : INAMI 2011 : données à partir du 1er avril 2011 ; 2012-2014 : données de 12 mois

Check-up de prévention santé chez le généraliste : impact

Ces check-ups de prévention santé et une politique préventive en général devraient se traduire par une meilleure santé générale et une diminution du nombre de décès par cancer. À l’avenir, nous pourrions examiner si des mesures politiques de ce genre ont eu une influence sur la mortalité. Plus loin dans ce rapport, nous abordons l’évolution du « Cancer Burden » en Belgique. Nous indiquons déjà ici que le WIV-ISP a reçu un mandat des Communautés flamande et française pour développer une application logicielle facilitant l’analyse des statistiques vitales (population, naissances et décès) pour la Belgique. Ce logiciel a été baptisé SPMA (Standardized Procedures for Mortality Analysis) et est librement disponible. Le Tableau 7 présente un exemple de ce genre d’analyse par le SPMA et donne déjà une vue d’ensemble du nombre de décès pour les catégories d’âge pour lesquelles un check-up de prévention santé a été financé.

Source des données : DGSIE ; reproduction interactive WIV-ISP (SPMA)

Formation des médecins en matière de prévention des risques de santé

Le module d’e-learning concernant l’approche de la surcharge pondérale et de l’obésité a été élaboré par la vzw Eetexpert. Depuis septembre 2014, ce module d’e-learning est mis à disposition via la plate-forme d’apprentissage Dokeos et peut être trouvé dans la bibliothèque d’e-learning de l’INAMI : https://inami-riziv.dokeosnet.com.

L’e-learning s’adresse en premier lieu aux médecins généralistes, mais il est également accessible à d’autres médecins et aux kinésithérapeutes via leur numéro INAMI. Pour les soignants intéressés d’autres disciplines, il est possible en ce moment de suivre l’e-learning sur le site web ci-dessus après enregistrement, mais sans accréditation. Le module en français se trouve sous « Surpoids et obésité ». Une version en néerlandais de ce module a également été élaborée : “Overgewicht en obesitas”.

Ce module d’e-learning poursuit les objectifs d’apprentissage suivants :

  • Améliorer la prise en charge de la surcharge pondérale et de l’obésité dans la première ligne, par une identification approfondie, un diagnostic, une stadification du risque et un traitement individualisé au lieu du conseil standard « mangez moins, bougez plus ». – Déplacer l’accent du poids vers celui de mode de vie dans l’approche de la surcharge pondérale et de l’obésité.
  • Pouvoir reconnaître les signaux de problèmes et de troubles alimentaires et pouvoir utiliser des instruments de dépistage bref pour détecter les troubles alimentaires.
  • Se familiariser avec la classification EOSS plus large, en plus de l’IMC, pour l’évaluation de la gravité et pouvoir l’appliquer.
  • Pouvoir appliquer les outils disponibles pour agir sur la motivation dans l’approche de la surcharge pondérale et de l’obésité.
  • Pouvoir évaluer la plus-value des autres disciplines dans l’approche de la surcharge pondérale et de l’obésité et travailler dans un cadre pluridisciplinaire le cas échéant.

Il ressort des données de l’INAMI que l’utilisation de ce cours en 2015 est près de 25 % plus élevée que pour les autres cours (déjà lancés en 2014). Sur base annuelle, 400 élèves ont été enregistrés pour ce module sur l’obésité, contre 300 pour d’autres thématiques. Le nombre d’accréditations pour l’obésité (40 % des starters) se situe entre les deux ; pour les autres cours, il est de 35 %, 46 % et 53 %. Il conviendrait d’étudier de manière plus approfondie les effets de ce module d’e-learning : avec quelle fréquence les médecins appliquent-ils ces nouvelles connaissances et quelles sont les expériences des patients avec celles-ci ?

 

Mots-clés: 
Promotion de la santé

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