Meilleur traitement en matière de nutrition des patients cancéreux

Mesure 1 :  Financement de diététiciens dans le cadre des programmes de soins oncologiques
Mesure 2 : Appel à projets relatifs à la cachexie

Depuis le 1er janvier 2011, de 1 à 4 diététiciens à temps plein sont financés dans les hôpitaux disposant d’un programme de soins oncologiques agréé. Le nombre spécifique a été calculé sur la base des consultations oncologiques multidisciplinaires (COM) remboursées.

Ces diététiciens jouent un rôle important dans la prise en charge de la cachexie, une pathologie latente chez les patients cancéreux qui n’est bien souvent détectée qu’à un stade tardif. La cachexie se définit comme un syndrome multifactoriel, caractérisé par une perte progressive de masse musculaire squelettique (avec ou sans perte de masse adipeuse). La perte de masse musculaire squelettique n’est pas complètement réversible par une intervention nutritionnelle et entraîne une régression fonctionnelle progressive. Finalement, la cachexie se caractérise par un bilan protéique et énergétique négatif consécutif à une combinaison variable d’une réduction de l’apport alimentaire et d’un métabolisme anormal (Fearon, Kenneth, et al. 2011). En vue d’améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des patients oncologiques, exposés au risque de cachexie ou qui en souffrent, 11 projets pilotes ont été mis en œuvre par une équipe pluridisciplinaire.

Afin d’améliorer la prise en charge nutritionnelle des personnes atteintes d’un cancer, une initiative a été lancée début 2011 dans le cadre du Plan Cancer afin d’apporter un soutien financier à des projets innovants et originaux envers les patients oncologiques à risque ou souffrant de cachexie.

Les projets sélectionnés ont été financés sur une durée de 2 ans à partir de juillet 2011 pour un montant forfaitaire maximum total de 150 000 € par projet. Deux projets faîtiers pour lesquels au moins trois hôpitaux ont collaboré ont été financés à hauteur de 160 000 €. Un total de 1 670 000 € a été alloué à ces projets (835 000 € par an). Il n’est pas aisé de tirer un certain nombre de conclusions générales, vu les grandes différences entre les projets. Les responsables des projets pilotes ont tout de même formulé eux-mêmes une série de recommandations.

  • Élaboration d’une définition claire de la cachexie
  • Plusieurs projets indiquent que le non-remboursement des consultations diététiques et des compléments alimentaires constitue un frein au traitement de nombreux patients.
  • Un dépistage précoce est recommandé, dès le diagnostic. Le diététicien doit être impliqué dès le diagnostic ou le démarrage du traitement. Et ensuite, prévoir des moments de suivi, à des moments fixes, et un suivi fixe des patients à risque.
  • Systématiquement, à chaque nouveau démarrage de traitement, un entretien d’admission de base avec analyse d’impédance bioélectrique (BIA), test de préhension et analyse de sang. Si la BIA et le test de préhension sont appliqués en pratique journalière, la durée moyenne d’une consultation s’allonge jusqu’à 1 heure environ.
  • Le suivi des patients par impédancemétrie par le diététicien. Il s’agit par ailleurs également d’une recommandation de l’ESPEN (The European Society for Clinical Nutrition and Metabolism).
  • Des lignes directrices devraient être définies pour les diététiciens spécifiquement pour les patients oncologiques, un chemin clinique du soutien nutritionnel du patient oncologique depuis le diagnostic ou le début du traitement jusqu’à la fin du traitement.
  • Les besoins en énergie doivent être objectivés via une calorimétrie indirecte et la technologie sensewear. Cela suppose de disposer du matériel adéquat.
  • Le SNAQ score semble être un outil intéressant, rapide et facile d’utilisation pour identifier dans une population de patients cancéreux, ceux qui présentent une anorexie et surtout ceux qui ont un apport calorique et protéique insuffisant pour couvrir les besoins.
  • Le type de chimiothérapie et les inter-cures devraient également être pris en considération car ces variables peuvent influencer l’état nutritionnel du patient.
  • Élaboration de nouveaux outils pratiques pour apprendre aux patients à enrichir leur alimentation en protéines et en calories.
  • Importance de l’approche multidisciplinaire et importance de la présence d’un nombre suffisant de diététiciens pour assurer le suivi des patients.
Mots-clés: 
Organisation des soins : Personnel

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